Parce que j'ai perdu un enfant (deuil périnatal) que j'ai construis ce blog... Pour lui... Pour vous...

Parce que j'ai perdu un enfant (deuil périnatal) que j'ai construis ce blog... Pour lui... Pour vous...
Parce que j'ai eu la douleur de perdre un enfant (voir la photo ci-contre, mon fils dans ce bouquet de fleurs entouré d'anges) que j'ai eu envie de créer ce blog pour d'une part donner des renseignements et droits pour les parents qui sont confrontés à un tel drame. Et je sais à quel point que l'on peut-être seul au monde car la mort d'un bébé in-utéro est profondément marquée dans le cadre familial. Mais malheureusement l'enfant mort-né n'est pas reconnu comme un enfant qui a existé et qui a été aimé par ses parents et attendu par ses frères et soeurs... D'où pour moi la création de ce blog !

La mort étant déjà un sujet tabou alors un enfant mort-né ???

Je suis révoltée par certaines phrases car même s'il n'est pas né, le bébé est déjà bien constitué à un stade bien avancé de la grossesse. La maman le sent bouger, elle le sent "vivre" en elle... Alors arrêtons de jouer les hypocrites en parlant de lui comme un "futur bébé", c'est déjà un bébé !!! Ou pire comme un être inexistant et qui sera "existant" que le jour où il naîtra...

Et aussi ce blog est un hommage à mon petit Matthew décédé par interruption médicale de grossesse (28 semaines plus précisément), mon 2ème fils est devenu un ange le 22 août 2004.

Ce blog a été aussi créé pour son papa et le grand frère de Matthew car du haut de ses 3 ans, mon autre fils Christopher a été profondément marqué, et a fait un blocage du langage à la suite de ça (alors là aussi qu'on ne me dise pas que les enfants ne comprennent pas... Ils comprennent à leur manière que quelque chose de terrible s'est passé pour son frère et sa maman et là dessus j'en connais un rayon car il a été suivi par un pédo-psy pendant deux ans et moi par une psy en maternité.

Bref ce ne fut pas simple tout ça... Et donc ce blog je l'ai créé juste pour raconter notre histoire avec Matthew (la peur de le perdre et ce terrible verdict entraînant l'IMG)

Je ne vous raconte pas toutes les épreuves que nous avons dut passé suite à la perte de cet enfant.. La seule chose que je raconte après cette date fatidique du 22 août 2004 est notre ressenti au lâcher de ballons à Lorient en avril 2006 soit un peu plus d'un an et demi après la mort de Matthew (en bas du blog), pas celui-ci mais sur l'autre qui raconte PLUS PRÉCISÉMENT NOTRE VECU sur cet autre blog (surtout s'appuyant d'avantage sur les vécus de celui de Matthew et de sa maman) :

http://petitmatthew.canalblog.com/

Attention ce blog ci n'est pas un blog de complaintes, IL SERT D'INFOS AUX MAMANGES QUI ONT ETE CONFRONTES COMME MOI à un jour de leur vie au deuil périnatal... Je ne délaisse en rien mes enfants, bien au contraire !!!

J'adore être avec eux (pour ma fille on va dans une halte garderie pour son éveil, mon fils lui je suis derrière lui pour ses devoirs car il a quelques soucis au niveau scolaire, sinon on fait pas mal d'activités ensemble comme le Bowling, je l'emmène dans des parcs de jeux, cinéma... etc... JE N'OUBLIE PAS QUE J'AI D'AUTRES ENFANTS et qu'eux ont besoin de moi !!!

Car Matthew a la protection divine pour toujours et que c'est lui qui désormais veille sur nous

En vous souhaitant une bonne visite sur ce blog qui j'espère vous apprendra pleins de choses afin que vous ne soyez plus seu(e) dans cette terrible douleur

# Enviado el martes 07 de octubre de 2008 09:46

Modificado el jueves 23 de octubre de 2008 16:24

Poème pour mon ange Matthew (né sans vie le 22 août 2004)

Poème pour mon ange Matthew (né sans vie le 22 août 2004)

# Enviado el miércoles 08 de octubre de 2008 14:38

Modificado el viernes 10 de octubre de 2008 04:39

Quand une grossesse ne se termine pas comme prévu...

Quand une grossesse ne se termine pas comme prévu...
En dépit de tous vos efforts, il est possible que vous perdiez votre bébé en cours de grossesse. Encore de nos jours, environ 20 % de toutes les grossesses ne se terminent pas comme prévu. L'information qui suit a été préparée afin de vous aider à surmonter cette pénible épreuve et de vous guider si vous avez des décisions difficiles à prendre comme de regarder ou tenir votre bébé dans vos bras, effectuer des arrangements funéraires,... et bien gérer les commentaires inopportuns des gens. Nous espérons que les suggestions qui suivent vous guideront ou vous apporteront un certain réconfort si jamais vous avez à faire face à cette épreuve.

Fausse-couche

Si vous perdez votre bébé à la suite d'une fausse-couche, un vide vous habitera peut-être ou vous pourriez éprouver de la colère contre vous-même, en plus de vous sentir trahie par votre propre corps. Vous pourriez vous blâmer vous-même, mais aussi vos actes, vos comportements ou même ce verre de vin ou cette tasse de café en trop. Vous penserez peut-être que vos amis, votre famille ou le personnel de l'hôpital n'admettent pas l'intensité de votre chagrin. Rappelez-vous bien que cette grossesse a été réelle pour vous et votre conjoint. Vous avez visualisé votre bébé. Dans vos rêves vous l'avez promené, vous l'avez baigné et habillé. Il vous faudra faire le deuil de ces rêves avec ce bébé.

Vous aimerez peut-être connaître la raison de votre fausse-couche. Soyez prêts à ne peut-être jamais trouver de réponse précise. Essayez de ne pas vous culpabiliser. Parlez ouvertement de vos sentiments et de votre bébé avec une personne compatissante. Si vous le désirez, entrez en contact avec un groupe de soutien de votre région.

Mort-nés/décès peu après la naissance

La prématurité demeure une cause de décès d'un bébé durant la grossesse ou peu après la naissance. Il n'existe aucune garantie contre une naissance prématurée; il faut demeurer attentif aux signes de prématurité. Malgré toutes vos précautions, cette situation pourrait se produire. Votre chagrin peut se développer à deux niveaux : le premier correspond à la perte de l'unique expérience d'être parents et le deuxième, à la perte de votre bébé. Les émotions que vous pourriez ressentir peuvent être très variées et peuvent sembler à certains moments incompréhensibles. Des sentiments de culpabilité, d'injustice, de colère, de désespoir et d'irréalité sont souvent très présents. Essayez de trouver l'oreille attentive d'une personne compatissante pour pouvoir discuter de tous les sentiments qui vous submergent. Il est primordial que vous preniez le temps de faire le deuil à votre rythme. Vous ne pouvez pas continuer à vivre, à aller de l'avant tant que vous n'aurez pas fait le deuil de ce que vous avez perdu. Des membres de votre famille ou des amis pourraient faire des remarques déplacées du style « vous êtes jeunes, vous allez en avoir un autre », « c'est pas grave, tu ne l'avais pas connu », « on nous envoie une épreuve pour grandir » et bien d'autres encore. Les enfants ne sont pas interchangeables et vous ne pouvez ignorer le décès de votre bébé. Vous avez le droit de le pleurer.

Voici des commentaires et des suggestions importantes de parents qui ont déjà vécu la perte d'un ou plusieurs bébés :

* Donnez un nom à son bébé
* Regardez votre bébé, prenez-le dans vos bras, touchez-le, bercez-le, baignez-le, habillez-le. Tous ces gestes que vous poserez vous aideront dans votre deuil et vous aideront à assimiler le fait que votre bébé est décédé. Aucun parent n'a jamais regretté d'avoir accompli ces gestes, mais plusieurs ont regretté de ne pas l'avoir fait. Vous avez le droit de garder votre bébé avec vous aussi longtemps et aussi souvent que vous le souhaitez lors de votre séjour à l'hôpital; c'est le seul moment où vous pourrez le faire, car après il sera trop tard. Prenez tout le temps qu'il faut pour bien amorcer ce processus de deuil. Vous avez le droit d'inviter de la famille ou des amis pour venir faire la connaissance de votre bébé, vous aurez ainsi des souvenirs à partager avec eux; il sera peut-être plus facile pour eux de vous comprendre par la suite.
* Prenez des photos avec votre appareil photo. Habituellement, le personnel hospitalier prend une ou deux photos de type « Polaroid » qui déçoivent souvent les parents. Prenez des photos de votre bébé avec vous, habillé, nu, de face, de profil, avec un objet à ses côtés pour vous rappeler la taille qu'il avait. Ce sont les seuls souvenirs concrets que vous pourrez chérir plus tard, lorsque la douleur s'estompera. Les photos peuvent être mises à l'écart jusqu'au moment où vous désirerez les voir. Si vous êtes incapable de les prendre vous-même, demandez à un bon ami ou au personnel soignant de le faire pour vous.
* N'hésitez pas à poser des questions à votre médecin. Posez-en jusqu'à ce que vous ayez des réponses que vous comprenez. Discutez avec votre médecin de la pertinence de faire une autopsie pour trouver la cause. Il pourrait arriver malgré tout que certaines questions demeurent sans réponses.
* Planifiez les funérailles ou une cérémonie commémorative comme vous le jugez bon. Certains hôpitaux ont des ententes avec une maison funéraire pour offrir des arrangements funéraires à moindres coûts; informez-vous. Certains hôpitaux font une cérémonie commémorative; informez-vous de la tenue de la prochaine.
* Ne refoulez pas vos émotions. Parlez-en avec une personne compatissante dès que vous en sentez le besoin. Il est important que maman et papa puissent le faire. Durant votre hospitalisation, un travailleur social, un psychologue et même un aumônier peuvent vous aider. N'hésitez pas à demander de l'aide. Il est normal de vous sentir dépassés par les évènements et d'avoir besoin d'être accompagnés.
* En tant que couple, il faut prendre le temps de partager votre peine et vos rêves évanouis. Ce n'est pas parce que vous avez perdu le même bébé que vous allez vivre cette perte de la même façon, chaque personne réagira au deuil d'une façon différente.
* Il est normal que vous ayez des « rechutes ». On ne se remet jamais du chagrin de la perte d'un enfant, mais on apprend à assimiler cette peine au quotidien. Ceci peut prendre plusieurs mois et même des années. Soyez prêts à ressentir de la peine, quelques fois sans raison apparente. C'est en passant par toutes ces émotions pénibles que vous pourrez finalement vous sentir en paix avec celles-ci.

Plusieurs livres ont été publiés sur le sujet du deuil périnatal. Vous pouvez vous les procurer à votre bibliothèque municipale ou au groupe de soutien de votre région. Renseignez-vous. Soyez assurés que vous n'êtes pas seuls en ce temps de deuil. Il y a beaucoup de personnes dévouées qui sont là pour vous aider durant ces moments difficiles de votre vie.

Ressources disponibles :

Centre de soutien au deuil périnatal
(organisme provincial à but non lucratif)
514-990-1003

Les rêves envolés(groupe de soutien)
Centre hospitalier Pierre-Boucher,Longueuil
450-468-8111, boîte vocale 2309

Paroles aux anges(groupe de soutien)
Centre de santé et services sociaux de Vaudreuil-Soulanges
Vaudreuil-Dorion
450-455-6171, boîte vocale 359

Mes anges(groupe de soutien)
Centre hospitalier ambulatoire régional de Laval
Laval
450-978-8301

Par amour pour Marie-France(groupe de soutien)
Hôpital Legardeur, Repentigny
514-644-2105

Centre Jérémy Rill(spécifique aux cas de syndrome de mort subite du nourrisson)
Hôpital de Montréal pour enfants, Montréal
514-934-4400, boîte vocale 3143

# Enviado el martes 07 de octubre de 2008 08:48

Joliment bien dit... A méditer !

Joliment bien dit... A méditer !

# Enviado el viernes 10 de octubre de 2008 04:03

Qu'est ce que le deuil périnatal ?

Qu'est ce que le deuil périnatal ?
« Le deuil d'un bébé pendant la grossesse ou après, ce n'est pas le deuil du passé, comme le deuil d'un adulte, c'est le deuil de l'avenir, le deuil du futur et des projets qui viennent avec. Ce n'est pas un deuil qui se règle en très peu de temps, puisqu'on va peut-être revivre une grossesse, accompagnée d'inquiétudes et de stress. Et c'est justement à ce moment-là qu'il faudra renégocier la perte qu'on a vécue », souligne Chantal Verdon, infirmière (tiré d'un extrait de l'émission Enjeux)

Le deuil périnatal survient entre la 27e semaine de gestation et les 7 jours qui suivent la naissance. De nombreuses femmes canadiennes perdent leur bébé avant terme. Au Québec, en 2002, elles étaient près de 7 000. Le deuil périnatal ou la mort du bébé est l'un des moments les plus atroces qui soient. Que ce soit la mort in vitro, la mort du nouveau-né à la naissance ou encore de graves malformations menant au décès futur du bébé, l'acceptation demeure très difficile et éprouvante. Le sentiment d'échec, la culpabilité, la colère, la frustration et la dépression sont des étapes courantes et normales que les parents devront traverser. De nombreuses études démontrent d'ailleurs que les étapes du deuil périnatal sont semblables au deuil « courant ». Quant aux réactions, elles sont diverses. L'isolement, le refus de voir le bébé ou encore l'envie de le serrer dans ses bras avant son départ sont autant de réactions qu'il y a d'humains. Il y a des femmes qui s'attribuent la mort de leur bébé en évoquant, par exemple, qu'elles n'ont pas assez bien mangé ou qu'elles ne l'ont pas assez désiré. Bref, trouver des justifications possibles pour comprendre le pourquoi de cet événement est normal et courant.

Si le deuil périnatal semble si difficile à résoudre, c'est qu'il est dû en grande partie par sa rapidité et la force des sentiments qui l'accompagne. Du bébé rêvé, imaginé et anticipé à la soudaineté du malheur qui frappe le couple, tout semble chimérique. Toutefois, le fait de toucher, de palper et de parler au bébé facilite le processus de guérison, mais si la femme ne le désire pas, il ne faut pas la forcer.

Si la réaction normale est de vouloir mettre un second bébé en route, les spécialistes soulignent qu'il faut plutôt attendre de faire le deuil de cet enfant avant de penser à concevoir à nouveau. Communiquer le plus possible avec des gens de confiance demeure primordial pour le couple éprouvé. Le soutien de la famille immédiate est aussi nécessaire. Cette dernière devra ne pas manifester de l'impatience devant les propos répétitifs de la maman ou du papa et ne pas hésiter à les aider à s'exprimer lorsque le besoin se fait sentir.

Genres d'interruption

La fausse couche
Encore mal reconnue par la société, la fausse-couche est vécue par la femme comme un sentiment d'échec et d'incapacité féminine puisqu'elle croit que son corps a refusé de mener la grossesse à terme. L'attachement entre la mère et le f½tus est peu considéré et encore moins accepté puisque la croyance populaire veut que l'amour entre une mère et son f½tus soit proportionnel à son poids ou sa grandeur.

La mort in utero
Lorsqu'il y a décès dans le ventre maternel, la mère se trouve confronté à une ambivalence entre la mort et la vie. Si sa propre perception de la mort se trouve violemment confrontée avec le décès de son enfant dans son ventre, elle peut sembler irréelle pour cette dernière puisque son rôle de porteuse de la vie est dramatiquement brisé. Si son ventre fait office de tombeau, l'enterrement qui suit est souvent très difficile.

Interruption de la grossesse
Lorsque le médecin annonce à sa patiente que le bébé qu'elle porte est atteint d'une trisomie ou de graves malformations qui l'amèneront tôt ou tard à son décès, le choix est très déchirant. De nombreuses questions alors envahissent l'esprit des parents. Qui est le coupable, dans son hérédité, de cette malformation? Sera-t-il toujours de même lors des grossesses à venir? On constate également une baisse de l'estime de soi, des sentiments d'infériorité vis-à-vis des autres mères, de la honte et de l'isolement voulu.

La mort néonatale
Moins « désorientante» et confuse que la mort in utero, la mort néonatale est perçue différemment par les parents puisque ces derniers ont pu toucher et échanger avec le bébé. Les parents passent par des étapes majeures avant d'accepter la mort de leur bébé. La première phase est le refus de reconnaître la mort, la seconde est la colère dirigée contre le conjoint, la famille ou encore contre la médecine, la troisième est l'appel à la religion ou à Dieu, la quatrième est l'installation de symptômes dépressifs et la cinquième est finalement l'acceptation de cette mort.

Qui est-il?
Lorsque survient la mort d'un enfant, indubitablement les parents se questionnent quant à savoir comment aurait été le bébé s'il avait été en vie. Cela peut prendre des formes vastes, et ce, compte tenu de la perte de l'enfant. Si celui-ci est né avant sa mort, les parents l'ont déjà vu physiquement et pourront davantage fantasmer sur ce qu'il aurait pu être dans 6 mois ou 1 an. Si la mère ne l'a jamais vu, elle pourra se l'imaginer et ainsi continuer le rêve d'un bébé conçu de toutes pièces.

# Enviado el martes 07 de octubre de 2008 09:37